|
Résumé :
|
À la fin de la Première Guerre mondiale, deux anciens Poilus, Édouard Péricourt (fils de la haute bourgeoisie, dessinateur fantasque, rejeté par son père) et Albert Maillard (modeste comptable) font face à l'incapacité de la société française de leur ménager une place. Leur relation naît le 2 novembre 1918, juste avant la fin de la Grande Guerre. Albert est le témoin d'un crime : lors d'une offensive française lancée ce jour-là à la suite de la mort de deux éclaireurs, il découvre les cadavres des dits deux éclaireurs. Or, ceux-ci sont morts touchés dans le dos, donc tués par des alliés. Albert comprend qu'Henri d’Aulnay-Pradelle, aristocrate et lieutenant arriviste, a envoyé les deux éclaireurs en mission et les a tués, afin d'imputer leur mort aux Allemands (qui attendent pourtant l'Armistice comme les Français) et justifier une dernière offensive. Le lieutenant espère ainsi gagner ses galons de capitaine et donc augmenter sa solde d'après-guerre. Pendant l'offensive, Pradelle, se voyant démasqué, pousse Albert dans un trou d’obus. Une grenade explose, et ce dernier se retrouve enterré vivant face à une tête de cheval mort. Alors qu'Albert va mourir étouffé, il parvient à obtenir une légère exhalaison d'air vicié de la tête du cadavre de cheval, ce qui lui sauve la vie. Il perd conscience. Pendant ce temps, Édouard creuse frénétiquement la terre et parvient à sortir Albert. Après un massage cardiaque improvisé, Albert finit par ouvrir les yeux. Alors qu'Édouard veut crier sa joie, un obus explose près d'eux, et un éclat lui arrache la mâchoire. Cet épisode fait de lui une gueule cassée, alors qu'Albert, traumatisé, devient paranoïaque[1].
|