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| Titre : | Le jour où Gary Cooper est mort |
| Auteurs : | Michel Boujut, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Editeur : | Paris : Rivages, impr. 2010 |
| ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-7436-2178-0 |
| Format : | 1 vol. (169 p.) / ill., couv. ill. en coul. / 17 cm |
| Note générale : | Index |
| Langues: | Français |
| Index. décimale : | 848.914 03 (oeuvre) |
| Résumé : |
Michel Boujut a grandi entre deux drames familiaux, insérés dans la tragédie collective des deux guerres mondiales. Celui de son grand-père Maurice, fauché à 26 ans en septembre 1914, et celui de son père Pierre, prisonnier dans un stalag pendant quatre ans et demi. A la troisième génération, Michel, jeune appelé qui doit partir pour l'Algérie, décide de rompre le cycle infernal du casse-pipe: il désertera. La raison de son adieu aux armes, c'est "le refus, radical, d'une guerre sale faite salement." Alors, au lieu de rejoindre son. unité, le soldat Boujut Michel arrive à Paris, le 13 mai 1961, le jour où le monde apprend la mort de Gary Cooper. C'est un signe du destin : en attendant de quitter la France, il se cachera pendant quinze jours dans les salles obscures du Quartier latin. Ainsi naîtra une vocation dont il fera son métier. Critique de cinéma, essayiste et romancier, Michel Boujut revient sur le moment clé qui a fait basculer son existence, son refus d'aller combattre en Algérie. Loin d'être une évocation nostalgique, ce livre plein d'élan nous fait partager des coups de coeur de cinéphile, des passions littéraires, et ouvre les portes d'une réflexion profonde sur la nécessité de l'insoumission face à l'indignité.
Critique, essayiste, romancier, Michel Boujut a marqué durablement la mémoire des cinéphiles avec l’émission Cinéma, cinémas (créée en 1982). Il se livre ici à l’exercice délicat du récit autobiographique en revenant sur le moment clé qui a fait basculer son existence : son refus d’aller combattre en Algérie. Pour retrouver le jeune homme de 1961, il doit s’approcher du « fantôme » que les années ont transformé en un « il », si différent de l’homme qui dit « je » aujourd’hui. Et pourtant, on voit à travers ce texte pudique, sincère, émouvant et souvent joyeux que la révolte et l’idéalisme qui animaient le jeune appelé sont toujours présents dans l’ardeur et la générosité avec lesquelles Michel Boujut nous fait partager les gens, les livres et bien sûr les films qui ont compté pour lui. Loin d’être une évocation nostalgique et égocentrique, ce livre plein d’élan ouvre les portes d’une réflexion très profonde sur les choix qui se posent à l’être humain et sur la nécessité de l’insoumission face à l’indignité. |
