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Résumé :
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"Le nouveau disque de Tony Joe White tranche avec les pr©c©dents. A 75 ans, le vieux renard des marais plonge sans fard dans lart de ceux qui lont inspir©, notamment le Texan Lightnin Hopkins qui le hante depuis ses d©buts. Aucun album de White ne sonne aussi blues, aussi rural, que ce Bad Mouthin pas mªme le remarquable The Beginning, enregistr© en solo en 2001 et dont le "Rich woman blues" fait ici lobjet dune nouvelle version. Avec son harmonica et sa guitare acoustique, White revisite les classiques de Big Joe Williams ("Baby please dont go") ou Jimmy Reed ("Big boss man"), ses propres titres qui sy prªtent le mieux ("Stockholm blues", "Cool town woman" ou deux de ses toutes premi¨res faces, les rares "Bad mouthin" et "Sundown blues", grav©s lorigine au milieu des ann©es 1960) et mªme une version s©pulcrale de "Heartbreak hotel" (Elvis Presley) qui pourrait ªtre luvre de John Lee Hooker. Lorsquil branche l©lectricit©, cest pour simmerger au plus profond du blues en suivant les cauchemars de Hopkins ("Bad dreams", "Awful dreams") ou pour nous inviter des d©hanchements lascifs sur la route de Charley Patton ("Down the dirt road blues") et de Hooker ("Boom boom", en plus sensuel encore que sur lalbum Tony Joe de 1970). Alors, bien s»r, sur le papier, le r©pertoire ne surprend gu¨re. Mais peu dartistes de nos jours lhabiteraient avec autant dintensit© que Tony Joe. Port©e par le souffle lib©rateur de lharmonica, ancr©e par les pulsations du pied ou de la batterie, la musique ras de terre souligne la profondeur dune voix qui colle des frissons. Une musique organique, fi©vreuse, visc©rale, ©couter au cur de la nuit pr¨s de la chaleur dun feu / Eric Doidy" (www.soulbag.fr)
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